Je sens les prémices d’apostasie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Je sens les prémices d’apostasie

Message  Admin le Lun 7 Mai - 21:31

Je sens les prémices d’apostasie

Dans les agissements saugrenus
Qu’on témoigne et la froideur
Acerbe cernant les âmes perdues,
Dans l’ombre abjecte de la férocité,

On sent les prémices d’apostasie
Dans les paroles, la méchanceté
Dévoile l’abjection de la frénésie
Qui nous guide droit vers la bestialité

Sans Laisser les étincelles allumer
Le feu pour saisir l’odeur du brasier
Qui enflamme nos âmes désarmées
Par les accélérations du sablier.

On essaye d’imaginer l’au-delà
Et dévoiler les intrigues que le sort
Trame, on se retrouve face au cobra
Qui reflète dans ses yeux la mort,

On cherche la douceur humaine,
Sans les malheurs qui font saigner
Et pleurer la lune, qui nous mène
Vivre et détruire la toile d’araignée,

Qui garde le bien prisonnier par
Les Mauvais Anges anathèmes du ciel,
Chancres des cœurs et dards
Traversant nos âmes par le fiel

Sur les flots successifs des bobards.
On aime, flairer l’odeur que le vent
Apporte, déterrer les traquenards
Et éviter aux rossignols innocents

D’être poursuivis par le flambeau
Des chaumes brulés sur la terre
Philosophale, où on souille le beau,
On infeste le pur et on fait taire

Les oiseaux dans les airs, sans trop
Penser aux maux de la jeunesse
Malade qui s’enivre du sirop
D’érable et se nourrit du lait d’ânesse.

Sans être l‘objet de la perversion,
On tend la main et on ferme les yeux
Sans chercher à connaître la raison
Qui console nos cœurs généreux,

Ou fait fuir l’orage qui cerne l’âge
Dans l’ombre de nos incertitudes
Et roule dans la boue noire l’image
Reflétée sur l’eau calme et limpide

De la nappe où se meuvent nos esprits.
Nous nous sentons souvent victimes
Et bourreaux sans entendre nos cris.
Nous sommes entrain de voir les crimes

Du sort se défiler dans le miroir,
Loin de fuir nos propres blasphèmes
Ou de renier notre propre histoire
Mais la félonie n’est pas le système

Qui actionne nos comportements,
Au contraire ! Elle fige nos langues,
Paralyse nos mains pour longtemps,
Et cause dans nos êtres un big-bang

Puissant qui éponge à notre ciel
Les étoiles, disperse de nos jardins
L’eau fraîche, chasse le soleil
De l’univers et noircit nos chemins.

Dad Allaoua
avatar
Admin
Admin

Messages : 1094
Date d'inscription : 04/05/2012

Voir le profil de l'utilisateur http://kerkera.forumalgerie.net

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum